Le laissez-passer pour l'intérieur de la Chine
Depuis le traité de Tientsin de 1858 (art. IX), un sujet britannique, puis les ressortissants de toutes les puissances des traités, pouvait voyager dans tout l'intérieur de la Chine avec un passeport délivré par son consul et contresigné par les autorités chinoises, à présenter partout où il passait. Entre les deux guerres, le laissez-passer s'écrivait encore en chinois, en colonnes, au nom de la légation à Pékin : le ministre priait les fonctionnaires civils et militaires de la République de laisser passer le titulaire, de ne pas le retenir ni l'entraver, et de le protéger et l'aider en cas d'incident. Le ministère des Affaires étrangères le numérotait ; on y inscrivait les provinces à parcourir ; le signalement donnait l'âge, la taille en pieds anglais, les cheveux et les yeux. À Peiping, le gouvernement municipal y apposait ensuite son visa, pour douze mois.
Bearer imprime le laissez-passer et le visa donnés à une voyageuse américaine en juin 1931, cousus dans son passeport. Les laissez-passer britannique et français reprennent les mêmes mots avec leur propre ministre, et le disent ; le sceau rouge est dessiné vide, son écriture sigillaire étant illisible sur le document lu.
Bearer fabrique les papiers d'un investigateur pour L'Appel de Cthulhu et toute campagne de jeu de rôle des années 1920 ou 1930 : le passeport qu'un consul aurait rempli, avec les visas et tampons de frontière qu'une campagne y laisse, et les permis, certificats et bulletins de l'époque, à imprimer ou à partager.
Un exemple

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Le papier
| Proposé | à partir du 1er janvier 1920 |
| Imprimé en | chinois |
| Feuilles | 2 |
| Comment on le connaît | lu sur un document de l'époque |
Le même papier ailleurs
Encore à confirmer
- the pass read was given by the American Minister in 1931; its words are used for every year from 1920 and for every treaty power. Ce qui trancherait: passes of other legations and other years.
- from the raising of the legations to embassies in 1935 the head names an Ambassador (特命全權大使); that wording is ours. Ce qui trancherait: a pass of 1935 to 1939.
- the column after the body (右 行 護 照) is read as it stands, its second character uncertain. Ce qui trancherait: a clearer pass.
- the red square seal is drawn empty: its seal script is not legible on the pass read. Ce qui trancherait: a pass with a clear seal.
- the Peiping Municipal Government's endorsement is drawn only while the city was named Peiping (28 June 1928 to 1937) and dated the day after the pass; the words of the seal's upper legend are ours. Ce qui trancherait: endorsements of other cities (Shanghai, Tientsin) and a clear seal.
Sources
- Wikimedia Commons (CC BY 2.0), Pass for travel in the interior of China given to Isabel Ingram by the American Minister and numbered by the Ministry of Foreign Affairs (25 June 1931), sewn into her passport, and the Peiping Municipal Government's endorsement (26 June 1931), pass, in columns: 大美國特命駐華全權公使詹 為填給護照事茲有本國女士梅愛德由外部請領護照擬往內地遊歷呈請將所欲遊者填註照內在案茲已照填所欲遊各省合請大中華民國文武官員見此護照務須放行俾該女士梅愛德聽便遊歷不得留難攔阻遇有事故並望隨時保護幫助須至護照者 / 右 行 護 照 / 給女士梅愛德持往遊歷河北遼寧吉林黑龍江等省 / 一千九百三十一年六月二十五日發 / 中華民國二十年 / 計開年貌: 年二十九歲, 身高英五尺三寸二分之一, 髮棕, 目棕 / 外部第貳萬壹仟零肆拾肆號, a large red square seal; endorsement, in a blue frame: 加簽第伍壹肆號 / 姓名 / 國籍 / 護照 字第 號 / 前往 / 道經 / 北平市政府 / 中華民國二十年六月二十六日 / 限用十二月, an oval seal PEIPING MUNICIPALITY, 此項簽證收費壹圓 (lu directement)
- Wikisource, Treaty of Tien-Tsin between the Queen of Great Britain and the Emperor of China, 26 June 1858, Article IX, British subjects are hereby authorized to travel, for their pleasure or for purposes of trade, to all parts of the interior, under passports which will be issued by their Consuls, and countersigned by the local authorities; the passport to be produced for examination in the localities passed through (lu directement)
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