Allemagne

Le Reich allemand délivrait un livret de 32 pages en allemand seul, et la conférence de Genève de 1926 a désigné les livrets en usage en Angleterre, en Allemagne, en Autriche et en France comme le type à recommander : c'est donc un passeport de type international.

La page 1 porte le nom, l'épouse, le nombre d'enfants et la nationalité, avec l'emplacement du timbre fiscal ; la page 2 la photographie, rivetée et frappée du cachet du bureau, les signatures du titulaire et de sa femme, et le bureau certifiant que les deux sont d'une même personne ; la page 3 le signalement, avec une colonne pour l'épouse et un tableau des enfants ; la page 4 la portée du passeport, la date où il cesse d'être valable sauf prorogation, et le bureau qui l'a établi ; la page 5 trois blocs de prorogation ; les visas commencent page 6, sur des pages qui n'impriment aucun titre.

Le livret lu a été délivré à Karlsruhe le 10 août 1939 et vaut un an. Son propriétaire était un chimiste juif quittant l'Allemagne : la page 1 porte le J rouge que le Reich imposait aux passeports juifs depuis octobre 1938, et les cachets qui y sont apposés portent la croix gammée. Bearer imprime le J, et le prénom Israel ou Sara, seulement si vous les inscrivez comme marque de l'État, chacun séparément ; il ne dessine jamais la croix gammée, et sa page sur les armes de l'Allemagne dit pourquoi.

Bearer fabrique les papiers d'un investigateur pour L'Appel de Cthulhu et toute campagne de jeu de rôle des années 1920 ou 1930 : le passeport qu'un consul aurait rempli, avec les visas et tampons de frontière qu'une campagne y laisse, et les permis, certificats et bulletins de l'époque, à imprimer ou à partager.

Un exemple

Allemagne: Friedrich Lehmann
Friedrich Lehmann

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Le passeport

Délivréà partir du 21 octobre 1920
Formeun livret de 32 pages
Languesallemand
Validité1 an
Renouvellements admis3
Paystous pays
Femme et enfantsun passeport conjoint est possible ; les enfants y sont inscrits
Armespermises, pas encore dessinées. L'aigle de la République de Weimar, que la page 1 du livret lu porte encore en 1939 : les armes que le passeport imprime lui-même n'ont pas changé dans la fenêtre. À dessiner d'après un rendu d'époque ou d'après le blason, jamais d'après un rendu moderne.
Cachets apposésnon reproduits. Les cachets que la police et les bureaux de district apposaient dans un passeport allemand portent la croix gammée à partir de 1933, comme le montre le livret lu. Bearer ne la dessine pas : les cachets de toutes les autorités sont un anneau vide, et qui veut cet emblème sur son propre accessoire le dessine lui-même.

Le signalement

Ce qu'un bureau apposait sur un passeport déjà délivré

Le J rouge, à partir du 5 octobre 1938. La marque que le Reich apposait sur le passeport d'un Juif allemand à partir d'octobre 1938.

Le 5 octobre 1938, une ordonnance déclara nul tout titre de voyage allemand détenu par un Juif. Il devait être remis au bureau des passeports sous quinzaine, et ne redevenait valable qu'une fois que le bureau y avait apposé « une marque déterminée par le ministre de l'Intérieur du Reich désignant le titulaire comme Juif ». Cette marque était un J rouge d'environ trois centimètres, frappé en page 1.

Elle est née d'un accord bilatéral. La Suisse avait annoncé le 30 août 1938 qu'elle exigerait un visa de tout Allemand, mettant fin à la dispense de 1926 ; pour garder les voyageurs allemands dispensés de visa, la partie allemande proposa, lors des pourparlers de septembre à Berne et à Berlin, de ne marquer que les passeports des Juifs allemands, et le Conseil fédéral accepta le 4 octobre. Heinrich Rothmund, chef de la police fédérale des étrangers, longtemps tenu pour l'inventeur de la marque, avait en réalité opposé au Conseil fédéral des objections juridiques et morales aux mesures visant les seuls Juifs ; la marque fut proposée et introduite par l'Allemagne, et la Suisse porte une part de responsabilité pour l'avoir acceptée. Le marquage réciproque des passeports des Juifs suisses, que l'accord prévoyait, ne fut jamais appliqué.

Bearer l'imprime parce que le livret qu'il a lu pour bâtir le passeport allemand la porte : il appartenait à un chimiste qui quittait l'Allemagne en 1939. Elle n'est proposée sur aucun autre passeport ni à aucune date antérieure.

Le prénom imposé, à partir du 1er janvier 1939. Le prénom que le Reich imposait à un Juif allemand en plus du sien, à partir de janvier 1939.

Une ordonnance du 17 août 1938 prévut qu'à partir du 1er janvier 1939 un Juif dont le prénom ne figurait pas sur une liste dressée par le ministère devait en prendre un de plus, Israel pour un homme et Sara pour une femme, et s'en servir dans tous ses actes juridiques et commerciaux. Il était inscrit sur le passeport à la suite des prénoms du titulaire, et le bureau des passeports l'enregistrait comme toute autre modification d'une mention.

Il n'est proposé que sur un passeport allemand postérieur à cette date.

Le même papier ailleurs

Encore à confirmer

  • the booklet read was issued at Karlsruhe on 10 August 1939, on a form whose page 1 still carries the eagle of the Weimar Republic. Ce qui trancherait: a German booklet of the twenties, to say whether it printed the same pages in the same order.
  • validity of one year: the booklet read runs from 10 August 1939 to 10 August 1940, and it was issued to a man the Reich had marked. Ce qui trancherait: German booklets issued to other people and in other years.
  • page 4 names the issuing office (Der Polizeipräsident, Passamt) where Bearer writes the place of issue. Ce qui trancherait: a decision on whether a passport should carry the name of the office that made it, which no other form in the dataset asks for.
  • the outside of the cover: the scan shows a plain olive card, which may be its back. Ce qui trancherait: a photograph of the front of a German booklet of the period.
  • the size of the booklet: the League's 15.5 by 10.5 cm is used. Ce qui trancherait: a German booklet measured.

Sources

  • Deutsches Reich; photographs of the Georg Bredig papers, Science History Institute, through the Digital Public Library of America, on Wikimedia Commons, Reisepass of the German Reich no. 4480, issued by the police president of Karlsruhe on 10 August 1939, read page by page, page 1 (identity, the Weimar eagle, the notice of 32 pages), page 2 (photographs, signatures and the office's certificate), page 3 (Personenbeschreibung and the children), page 4 (Geltungsbereich, expiry, issuing authority), page 5 (Verlängerungen, three blocks), pages 6 to 32 (visas, with no printed heading) (lu directement)
  • Reichsminister des Innern, Deutsches Reich, Verordnung über Reisepässe von Juden, vom 5. Oktober 1938, Reichsgesetzblatt 1938 I, S. 1342. §1: every German travel document held by a Jew in the Reich is invalid and is to be surrendered to the passport office within two weeks; it becomes valid again once the office has put on it "ein vom Reichsminister des Innern bestimmtes Merkmal, das den Inhaber als Juden kennzeichnet". The mark the ministry chose was a red J, some three centimetres high. (lu directement)
  • Historisches Lexikon der Schweiz, «J»-Stempel, Switzerland gave notice on 30 August 1938 that it would require visas of every German; in the talks of 2 September at Berne and 27 to 29 September at Berlin the German side proposed marking the passports of German Jews alone instead, and the Federal Council accepted on 4 October. Rothmund, long held to have invented the mark, had put legal and ethical objections to measures aimed at Jews alone to the Federal Council; recent work holds that the mark was proposed and introduced by Germany and that Switzerland bears a share of the responsibility for accepting an antisemitic agreement. The reciprocal marking of Swiss Jews' passports was never carried out. (source secondaire)
  • Reichsminister des Innern, Deutsches Reich, Zweite Verordnung zur Durchführung des Gesetzes über die Änderung von Familiennamen und Vornamen, vom 17. August 1938, Reichsgesetzblatt 1938 I, S. 1044. §2: from 1 January 1939 a Jew whose forename is not on the ministry's list must take a further one, Israel for a man, Sara for a woman, and use it in every legal and business dealing. (lu directement)

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