Une ville en désert chaud, sur un fleuve

Avec ce qui y pousse (orge et dragée, blé), cette terre peut nourrir une ville d'environ 36 000 habitants depuis des champs à moins d'une journée de charrette de ses murs, à peu près la taille de Toulouse vers 1300.

Bâtir une ville en désert chaud, sur un fleuve

Une ville de 10 000 habitants ici

Son grain vient de 13 km à la ronde, 1 jour de charrette (à l'aise). Environ 420 villages et 79 000 campagnards le cultivent, et la ville compte environ 40 lettrés. Si elle grandit jusqu'à 40 000 habitants, son grain vient de 26 km à la ronde, 1,5 jour de charrette (tendue). Si elle grandit jusqu'à 150 000 habitants, son grain vient de 51 km à la ronde, 2,5 jours de charrette (fragile). Une ville de 1 000 000 habitants ne peut pas vivre de cette seule terre.

Dans l'histoire

L'Égypte vivait de la crue du Nil. Les pluies de mousson qui tombaient de mai à août sur les hauts plateaux d'Éthiopie gonflaient le fleuve, et la montée se voyait à Assouan dès le mois de juin. Les paysans enfermaient leurs terres dans des bassins entourés de digues, y laissaient entrer la crue, les fermaient environ 45 jours, le temps que le limon se dépose, puis les vidaient et semaient ; la moisson venait trois ou quatre mois plus tard, et à la saison sèche rien ne poussait. On lisait la montée des eaux sur des nilomètres, comme l'escalier de 52 marches d'Éléphantine, à la frontière sud, et la hauteur de la crue fixait l'impôt de l'année. Entre 622 et 999, en moyenne 28 % des crues furent insuffisantes.

Dans le désert de Sonora, autour de l'actuelle Phoenix, les Hohokams ont dérivé les rivières Salt et Gila dans le réseau de canaux le plus complexe des Amériques avant l'arrivée des Européens. Ils cultivaient le maïs, les haricots, la courge, le coton et le tabac, et obtenaient par l'échange des coquillages du golfe de Californie et des perroquets du centre du Mexique. Leurs canaux étaient de simples fossés de terre qu'il fallait sans cesse entretenir. Au milieu du XIVe siècle, des crues répétées creusèrent le lit de la Salt et emportèrent les prises d'eau ; les Hohokams les prolongèrent vers l'amont, de nouvelles crues emportèrent les prolongements, et après 1375 la plupart des villages et des canaux de la basse vallée furent abandonnés.

Quelle taille de ville ?

HabitantsGrain venu deEn charretteVillagesLettrésPar bateau pour tenir en un jour
3 0007 km à la ronde0,5 jour (à l'aise)12012–
10 00013 km à la ronde1 jour (à l'aise)42040–
40 00026 km à la ronde1,5 jour (tendue)1 70016015 %
150 00051 km à la ronde2,5 jours (fragile)6 20060080 %
1 000 000130 km à la ronde5,5 jours (intenable par la terre)42 0004 000plus que des navires ne peuvent apporter

Y vivre

Ici, pas de bois à céder. La ville a besoin d'environ 5 300 tonnes de bois par an pour ses foyers et ses ateliers : elle brûle de la paille (environ 7 100 tonnes par an), de la bouse et des broussailles, et achète le reste. Chiffre provisoire.

À son marché, elle vend : céréales, riz, lin, coton et dattes ; elle achète : bois d'œuvre et fer. Environ 23 bourgs tiennent marché dans sa campagne.

Environ 40 % de ce que mangent ses habitants ne vient pas des champs. Dans cette part : troupeaux 39 %, poisson 35 %, jardins 26 %. Cela fait quelque 3 500 unités de bétail sur 52 km² de pâture, et environ 680 pêcheurs sur 170 barques. Estimation Hearth.

Ce qui rend la vie dure

  • Une crue faible, c'est la faim : si le fleuve ne monte pas assez, les champs du haut restent secs. Une crue trop forte emporte villages, digues et canaux.
  • Le fleuve fait le calendrier. Les champs inondés donnent une récolte, puis restent nus toute la saison sèche : les greniers doivent tenir jusqu'à la crue suivante.
  • Le fleuve peut s'enfoncer sous ses propres canaux. Une crue qui creuse le lit laisse les prises d'eau suspendues au-dessus de l'eau, et il faut recreuser tout le réseau plus en amont.
  • Qui tient l'échelle des eaux tient l'impôt. Les nilomètres se trouvaient souvent dans l'enceinte des temples, où seuls les prêtres et les puissants entraient, et leur lecture décidait de ce que chaque paysan devait.
  • Les barrages sont la gorge de la ville. En 1788 et 1789, l'émir de Boukhara rasa Merv, sur le Murghab, brisa ses barrages et déporta environ 100 000 habitants de l'oasis.

Les années dures

Environ une année sur 8, la récolte tombe sous les quatre cinquièmes d'une année normale : il manque alors à la ville quelque 530 des 1 800 tonnes de grain que lui donne sa terre, et l'eau lui permet de faire venir ce qui manque. Une peste qui tuerait 39 % de la ville, comme la peste noire dans les villes d'Europe, laisserait environ 680 km² de ses champs en friche.

Ce qu'elle peut produire

Céréales, Riz, Lin, Coton, Dattes, Plantes tinctoriales, Vergers, Simples, Maïs, Laine, Chevaux (avec un coût), Bœufs et cuir, Fromages, Porcs et salaisons (avec un coût), Chèvres, Chameaux, Miel et cire, Poisson, Chantiers navals (avec un coût)

Ce que sa terre ne donne pas, une ville d'ici doit l'acheter : bois d'œuvre.

Ce dont elle vit

Orge et dragée, Blé

Sous le sol

Ce qu'une ville extrait dépend de la roche qui la porte : Granite, Roche volcanique, Roches ultrabasiques (péridotite, serpentine), Schistes et gneiss, Marbre, Calcaire et craie, Grès, schistes argileux et argiles, Couches de sel, Graviers et sables des rivières

Ce qu'on y trouve

À récolter (Rerum) : Feuille d'Agave, Gel d'Aloe Vera, Aile de Coléoptère, Viande de Mouflon Canadien, Graisse de Chameau, Câpres, Fibre d'Agave d'Amérique, Aguamiel

Pour l'entendre

Désert chaud dans Biomes : plantes, animaux, dangers et sons

Le même climat

Une ville en désert chaud, Une ville en désert chaud, sur la côte

Par taille de ville

1 000, 3 000, 10 000, 30 000, 100 000, 300 000, 1 000 000

Sources

Ouvrir le bâtisseur de cités — MGS Toolbox