Une ville en désert chaud, sur la côte

Avec ce qui y pousse (orge et dragée, blé), cette terre peut nourrir une ville d'environ 72 000 habitants depuis des champs à moins d'une journée de charrette de ses murs, à peu près la taille de Londres vers 1300.

Bâtir une ville en désert chaud, sur la côte

Une ville de 10 000 habitants ici

Son grain vient de 9 km à la ronde, 0,5 jour de charrette (à l'aise). Environ 420 villages et 79 000 campagnards le cultivent, et la ville compte environ 40 lettrés. Si elle grandit jusqu'à 40 000 habitants, son grain vient de 19 km à la ronde, 1 jour de charrette (à l'aise). Si elle grandit jusqu'à 150 000 habitants, son grain vient de 36 km à la ronde, 1,5 jour de charrette (tendue). Sur l'eau, des navires peuvent apporter une part du grain : pour une ville de 1 000 000 habitants, en faire venir 95 % garde le charroi sous une journée.

Dans l'histoire

Dans le golfe Persique, l'île de Bahreïn abritait sans doute la capitale de Dilmun, que nomment des tablettes sumériennes de la fin du IIIe millénaire av. J.-C. Des sources artésiennes, taries depuis longtemps, arrosaient ses champs, et l'île se trouvait sur la route maritime entre la Mésopotamie et l'Indus. La Mésopotamie y voyait une source de cuivre ; le bois, l'ivoire, la cornaline et les perles partaient vers le nord contre de l'argent, de l'étain, des lainages, de l'huile d'olive et du grain. Dilmun employait même les poids de l'Indus, et non ceux de la Mésopotamie. Les perles firent longtemps la fortune de l'île : Pline la disait célèbre pour elles, et avant la Première Guerre mondiale quelque 400 bateaux travaillaient encore ses bancs d'huîtres.

Sur la côte de l'Atacama, entre le Chili et le Pérou, les Chinchorros ont vécu d'environ 7000 à 1500 av. J.-C. en petites communautés, là où des rivières traversaient le désert jusqu'au Pacifique. Les produits de la mer formaient environ 90 % de leur nourriture. De l'autre côté du monde, sur la mer Rouge, Souakin passait déjà pour une ville ancienne au Xe siècle : un port bédja sur une île au fond d'une longue passe, bâti en corail, où vivaient des marchands vénitiens dès le XIVe siècle. Quand les Portugais ouvrirent la route maritime par le sud de l'Afrique, ses marchands partirent, et au début du XIXe siècle le voyageur Burckhardt trouva les deux tiers de ses maisons en ruine.

Quelle taille de ville ?

HabitantsGrain venu deEn charretteVillagesLettrésPar bateau pour tenir en un jour
3 0005 km à la ronde0,5 jour (à l'aise)12012–
10 0009 km à la ronde0,5 jour (à l'aise)42040–
40 00019 km à la ronde1 jour (à l'aise)1 700160–
150 00036 km à la ronde1,5 jour (tendue)6 20060055 %
1 000 00093 km à la ronde4 jours (intenable par la terre)42 0004 00095 %

Y vivre

Ici, pas de bois à céder. La ville a besoin d'environ 5 300 tonnes de bois par an pour ses foyers et ses ateliers : elle brûle de la paille (environ 7 100 tonnes par an), de la bouse et des broussailles, et achète le reste. Chiffre provisoire.

À son marché, elle vend : céréales, lin, coton, dattes et plantes tinctoriales ; elle achète : bois d'œuvre et fer. Environ 23 bourgs tiennent marché dans sa campagne.

Environ 40 % de ce que mangent ses habitants ne vient pas des champs. Dans cette part : troupeaux 30 %, poisson 50 %, jardins 20 %. Cela fait quelque 2 700 unités de bétail sur 40 km² de pâture, et environ 970 pêcheurs sur 240 barques. Estimation Hearth.

Ce qui rend la vie dure

  • L'eau douce vient de quelques sources et de quelques puits, et ils peuvent tarir : les sources artésiennes qui arrosaient les champs de Dilmun sont aujourd'hui sèches.
  • Le garde-manger, c'est la mer, pas les champs. Une ville qui mange surtout ce que donne l'eau a faim quand les bateaux ne peuvent pas sortir.
  • L'eau elle-même peut empoisonner lentement. Sur la côte de l'Atacama, l'arsenic naturellement présent dans l'eau de boisson a laissé sa trace dans les cheveux de gens enterrés il y a des millénaires.
  • Un port vit d'une route qu'il ne commande pas. Quand les navires trouvèrent le passage par le sud de l'Afrique, les marchands de Souakin s'en allèrent et ses maisons de corail tombèrent en ruine.
  • Les ports rivaux se font la guerre. En 1264, l'Égypte mamelouke attaqua Souakin, avec l'aide du port rival d'Aydhab, après que son maître eut saisi les biens de marchands morts en mer non loin de là.

Les années dures

Environ une année sur 8, la récolte tombe sous les quatre cinquièmes d'une année normale : il manque alors à la ville quelque 530 des 1 800 tonnes de grain que lui donne sa terre, et l'eau lui permet de faire venir ce qui manque. Une peste qui tuerait 39 % de la ville, comme la peste noire dans les villes d'Europe, laisserait environ 680 km² de ses champs en friche.

Ce qu'elle peut produire

Céréales, Lin, Coton, Dattes, Plantes tinctoriales, Vergers, Simples, Maïs, Laine, Chevaux (avec un coût), Bœufs et cuir, Fromages, Porcs et salaisons (avec un coût), Chèvres, Chameaux, Miel et cire, Poisson, Poisson salé (avec un coût), Perles, Chantiers navals (avec un coût)

Ce que sa terre ne donne pas, une ville d'ici doit l'acheter : bois d'œuvre.

Ce dont elle vit

Orge et dragée, Blé

Sous le sol

Ce qu'une ville extrait dépend de la roche qui la porte : Granite, Roche volcanique, Roches ultrabasiques (péridotite, serpentine), Schistes et gneiss, Marbre, Calcaire et craie, Grès, schistes argileux et argiles, Couches de sel, Graviers et sables des rivières

Ce qu'on y trouve

À récolter (Rerum) : Feuille d'Agave, Gel d'Aloe Vera, Aile de Coléoptère, Viande de Mouflon Canadien, Graisse de Chameau, Câpres, Fibre d'Agave d'Amérique, Aguamiel

Pour l'entendre

Désert chaud dans Biomes : plantes, animaux, dangers et sons

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Par taille de ville

1 000, 3 000, 10 000, 30 000, 100 000, 300 000, 1 000 000

Sources

Ouvrir le bâtisseur de cités — MGS Toolbox