Une ville en alpage, sur un fleuve

Avec ce qui y pousse (orge et dragée, seigle et méteil, avoine), cette terre peut nourrir une ville d'environ 3 300 habitants depuis des champs à moins d'une journée de charrette de ses murs.

Bâtir une ville en alpage, sur un fleuve

Une ville de 10 000 habitants ici

Son grain vient de 44 km à la ronde, 2 jours de charrette (tendue). Environ 1 000 villages et 79 000 campagnards le cultivent, et la ville compte environ 40 lettrés. Sur l'eau, des navires peuvent apporter une part du grain : pour une ville de 40 000 habitants, en faire venir 95 % garde le charroi sous une journée.

Dans l'histoire

Gondar s'élève à environ 2 130 m sur les hauts plateaux d'Éthiopie, au nord du lac Tana, au bord du Petit Angereb. En 1636, l'empereur Fasilidas en fit son camp royal, au point où se rejoignaient les caravanes du Soudan et de la mer Rouge. Il y bâtit un château de pierre et de chaux et, au bord de la Qaha, un bassin d'agrément avec un pavillon de pierre. En 1648, un envoyé yéménite y vit des lits venus de Constantinople et des matelas des Indes scintillants d'or. En 1669 et 1670, l'empereur Yohannès Ier ordonna aux musulmans et aux juifs de vivre à l'écart des chrétiens : les musulmans s'installèrent dans la ville basse, près de la Qaha, et les Beta Israel reçurent des quartiers près de la même rivière. Sous Iyasou Ier (1682 à 1706), on estimait la ville à plus de 60 000 habitants.

Lhassa se trouve à environ 3 600 m, au bord de la Kyi, un affluent du Yarlung Tsangpo. Son ancien nom, Rasa, signifiait « le lieu des chèvres » : c'était un lieu de pâture. En 637, le roi Songtsen Gampo bâtit le premier palais sur la colline Rouge, où se dresse aujourd'hui le Potala. En 1716, le jésuite Ippolito Desideri trouve sur son marché des marchands mongols, chinois, moscovites, arméniens, cachemiris et népalais. Le Tibet vend du musc, de l'or, des plantes médicinales, des fourrures et des queues de yack, et achète du thé, du sucre, du safran, de la turquoise de Perse, de l'ambre d'Europe et du corail de Méditerranée.

Quelle taille de ville ?

HabitantsGrain venu deEn charretteVillagesLettrésPar bateau pour tenir en un jour
3 00024 km à la ronde1 jour (à l'aise)31012–
10 00044 km à la ronde2 jours (tendue)1 0004070 %
40 00087 km à la ronde3,5 jours (intenable par la terre)4 20016095 %
150 000170 km à la ronde7 jours (intenable par la terre)16 000600plus que des navires ne peuvent apporter
1 000 000440 km à la ronde17,5 jours (intenable par la terre)100 0004 000plus que des navires ne peuvent apporter

Y vivre

Ses bois donnent assez à brûler : environ 18 000 tonnes de bois par an pour ses foyers et ses ateliers. Chiffre provisoire.

À son marché, elle vend : céréales, lin, simples, pomme de terre et laine ; elle achète : bois d'œuvre, fer et sel. Environ 250 bourgs tiennent marché dans sa campagne.

Environ 50 % de ce que mangent ses habitants ne vient pas des champs. Dans cette part : troupeaux 59 %, poisson 35 %, jardins 6 %. Cela fait quelque 6 500 unités de bétail sur 97 km² de pâture, et environ 850 pêcheurs sur 210 barques. Estimation Hearth.

Ce qui rend la vie dure

  • L'air est rare : Lhassa compte parmi les villes les plus hautes du monde, et son air ne contient qu'environ les deux tiers de l'oxygène du niveau de la mer.
  • Les pluies ferment les routes : à la saison des pluies, les expéditions s'arrêtent, et même l'empereur reste dans sa capitale.
  • Une capitale vit et meurt avec sa cour. Après 1706, Gondar déclina, et en 1767 le seigneur de guerre Ras Mikael Sehul tua l'empereur et en couronna un autre.
  • Une capitale surpeuplée attire les épidémies : on signala la variole à Gondar en 1770.
  • Une capitale riche attire les armées : une armée Qing entre dans Lhassa en 1720, et une émeute fait plus de cent morts en 1750.

Les années dures

Environ une année sur 8, la récolte tombe sous les quatre cinquièmes d'une année normale : il manque alors à la ville quelque 460 des 1 600 tonnes de grain que lui donne sa terre, et l'eau lui permet de faire venir ce qui manque. Une peste qui tuerait 39 % de la ville, comme la peste noire dans les villes d'Europe, laisserait environ 7 400 km² de ses champs en friche.

Ce qu'elle peut produire

Céréales (avec un coût), Lin, Vergers (avec un coût), Simples, Pomme de terre, Laine, Chevaux (avec un coût), Bœufs et cuir, Fromages, Porcs et salaisons (avec un coût), Chèvres, Miel et cire (avec un coût), Fourrures, Poisson, Chantiers navals (avec un coût)

Ce que sa terre ne donne pas, une ville d'ici doit l'acheter : bois d'œuvre.

Ce dont elle vit

Orge et dragée, Seigle et méteil, Avoine

Sous le sol

Ce qu'une ville extrait dépend de la roche qui la porte : Granite, Roche volcanique, Roches ultrabasiques (péridotite, serpentine), Schistes et gneiss, Marbre, Calcaire et craie, Grès, schistes argileux et argiles, Couches de sel, Graviers et sables des rivières

Ce qu'on y trouve

À récolter (Rerum) : Bulbilles de Renouée Vivipare, Rhizome de Renouée Vivipare, Graisse de Marmotte des Alpes, Dent de Marmotte des Alpes, Graisse d'Ours Noir, Peau d'Ours Noir, Viande d'Ours Noir, Bloc de Cire d'Abeille

Pour l'entendre

Alpage dans Biomes : plantes, animaux, dangers et sons

Le même climat

Une ville en alpage, Une ville en alpage, sur la côte

Par taille de ville

1 000, 3 000, 10 000, 30 000, 100 000, 300 000, 1 000 000

Sources

Ouvrir le bâtisseur de cités — MGS Toolbox