Une ville en garrigue, sur un fleuve

Avec ce qui y pousse (blé, orge et dragée, légumineuses), cette terre peut nourrir une ville d'environ 25 000 habitants depuis des champs à moins d'une journée de charrette de ses murs, à peu près la taille de Toulouse vers 1300.

Bâtir une ville en garrigue, sur un fleuve

Une ville de 10 000 habitants ici

Son grain vient de 16 km à la ronde, 1 jour de charrette (à l'aise). Environ 330 villages et 79 000 campagnards le cultivent, et la ville compte environ 40 lettrés. Si elle grandit jusqu'à 40 000 habitants, son grain vient de 32 km à la ronde, 1,5 jour de charrette (tendue). Si elle grandit jusqu'à 150 000 habitants, son grain vient de 62 km à la ronde, 2,5 jours de charrette (fragile). Une ville de 1 000 000 habitants ne peut pas vivre de cette seule terre.

Dans l'histoire

Séville a grandi sur les alluvions meubles du Guadalquivir, à la fois port fluvial et plaine inondable. Vers 1200, son gouverneur almohade fit bâtir la Torre del Oro et tendre une chaîne de fer à travers le fleuve jusqu'à une tour sur l'autre rive ; la tour servait aussi d'abri pendant les crues. Le fleuve était la route de la ville et son point faible. En 844, quelque 80 navires vikings le remontèrent et prirent Séville d'assaut ; en mai 1248, Ramon Bonifaz remonta le courant et rompit le pont par où arrivaient les vivres des fermes de l'Aljarafe, et la ville se rendit en novembre. À partir de 1503, Séville détint le monopole royal du commerce avec les Amériques, et sa Casa de Contratación prélevait le cinquième de tous les métaux précieux entrant en Espagne.

Le fleuve s'envasait, les crues revenaient, et la peste de 1649 tua peut-être 60 000 habitants sur 130 000 ; les pauvres se soulevèrent pour le pain en 1652, et en 1717 la Casa partit pour Cadix. Rome avait connu le même dilemme sur le Tibre : les navires remontaient 100 km de fleuve et Ostie recevait blé, huile et vin, mais le Champ de Mars était régulièrement inondé sous 2 m d'eau, et la vase obligea Claude et Trajan à creuser un nouveau port.

Quelle taille de ville ?

HabitantsGrain venu deEn charretteVillagesLettrésPar bateau pour tenir en un jour
3 0009 km à la ronde0,5 jour (à l'aise)10012–
10 00016 km à la ronde1 jour (à l'aise)33040–
40 00032 km à la ronde1,5 jour (tendue)1 30016040 %
150 00062 km à la ronde2,5 jours (fragile)5 00060085 %
1 000 000160 km à la ronde6,5 jours (intenable par la terre)33 0004 000plus que des navires ne peuvent apporter

Y vivre

Ses bois donnent assez à brûler : environ 8 800 tonnes de bois par an pour ses foyers et ses ateliers. Chiffre provisoire.

À son marché, elle vend : céréales, vigne et vin, olives et huile, simples et maïs ; elle achète : fer et sel. Environ 34 bourgs tiennent marché dans sa campagne.

Environ 30 % de ce que mangent ses habitants ne vient pas des champs. Dans cette part : troupeaux 33 %, poisson 35 %, jardins 33 %. Cela fait quelque 2 200 unités de bétail sur 32 km² de pâture, et environ 510 pêcheurs sur 130 barques. Estimation Hearth.

Ce qui rend la vie dure

  • Le fleuve qui enrichit la ville s'envase aussi, année après année, et un port rival mieux adapté attend de prendre le commerce.
  • Les crues viennent avec les grosses pluies. Les quartiers bas sont noyés, et une grande crue peut tuer plus d'un millier de personnes.
  • Une flotte ennemie peut remonter droit jusqu'aux murs. Une chaîne en travers du fleuve, des tours sur les deux rives et un pont bien gardé sont sa première défense.
  • Coupez le pont et la ville a faim : son pain vient des fermes de l'autre rive.
  • Un port fluvial bondé est une porte pour la peste, et une ville qui a perdu la moitié des siens reste à cran : trois ans après sa grande peste, Séville se soulevait pour du pain.

Les années dures

Environ une année sur 8, la récolte tombe sous les quatre cinquièmes d'une année normale : il manque alors à la ville quelque 600 des 2 100 tonnes de grain que lui donne sa terre, et l'eau lui permet de faire venir ce qui manque. Une peste qui tuerait 39 % de la ville, comme la peste noire dans les villes d'Europe, laisserait environ 980 km² de ses champs en friche.

Ce qu'elle peut produire

Céréales (avec un coût), Vigne et vin, Olives et huile, Lin (avec un coût), Plantes tinctoriales (avec un coût), Vergers (avec un coût), Simples, Maïs, Laine, Chevaux (avec un coût), Bœufs et cuir (avec un coût), Fromages, Porcs et salaisons, Chèvres, Miel et cire, Bois d'œuvre, Charbon de bois, Poisson, Chantiers navals

Ce dont elle vit

Blé, Orge et dragée, Légumineuses

Sous le sol

Ce qu'une ville extrait dépend de la roche qui la porte : Granite, Roche volcanique, Roches ultrabasiques (péridotite, serpentine), Schistes et gneiss, Marbre, Calcaire et craie, Grès, schistes argileux et argiles, Couches de sel, Graviers et sables des rivières

Ce qu'on y trouve

À récolter (Rerum) : Feuille d'Agave, Poignée d'Amandes, Graine d'Amarante, Graisse d'Ours Noir, Peau d'Ours Noir, Viande d'Ours Noir, Bloc de Cire d'Abeille, Aile de Coléoptère

Pour l'entendre

Garrigue dans Biomes : plantes, animaux, dangers et sons

Le même climat

Une ville en garrigue, Une ville en garrigue, sur la côte

Par taille de ville

1 000, 3 000, 10 000, 30 000, 100 000, 300 000, 1 000 000

Sources

Ouvrir le bâtisseur de cités — MGS Toolbox