Une ville en garrigue, sur la côte

Avec ce qui y pousse (blé, orge et dragée, légumineuses), cette terre peut nourrir une ville d'environ 49 000 habitants depuis des champs à moins d'une journée de charrette de ses murs, à peu près la taille de Bruges vers 1300.

Bâtir une ville en garrigue, sur la côte

Une ville de 10 000 habitants ici

Son grain vient de 11 km à la ronde, 0,5 jour de charrette (à l'aise). Environ 330 villages et 79 000 campagnards le cultivent, et la ville compte environ 40 lettrés. Si elle grandit jusqu'à 40 000 habitants, son grain vient de 23 km à la ronde, 1 jour de charrette (à l'aise). Si elle grandit jusqu'à 150 000 habitants, son grain vient de 44 km à la ronde, 2 jours de charrette (tendue). Une ville de 1 000 000 habitants ne peut pas vivre de cette seule terre.

Dans l'histoire

Carthage se dressait sur un promontoire de la côte tunisienne, au détroit entre la Sicile et l'Afrique par où devait passer tout navire traversant la Méditerranée. Dans la ville même, on creusa deux ports artificiels : un rectangulaire pour les marchands et un rond pour la flotte, avec des cales pour 220 navires de guerre, des magasins à rames et à gréements au-dessus, et un poste d'observation pour l'amiral sur l'île centrale. La campagne était exploitée par des propriétaires de domaines. Le traité d'agriculture de Magon, en 28 livres, connu seulement par des citations latines, enseignait la greffe de l'olivier, la vigne, les arbres fruitiers, les abeilles et la manière de traiter régisseurs et esclaves. En 146 av. J.-C., Rome prit la ville, l'incendia et vendit comme esclaves environ 50 000 Carthaginois.

Au cap de Bonne-Espérance, au moins 1 070 navires firent escale à l'aller entre 1600 et 1652, et les Khoïkhoï de la baie de la Table, les ǁAmmaqua, leur vendaient viande, eau, sel et bois. En 1652, la Compagnie néerlandaise des Indes orientales envoya Jan van Riebeeck tenir un poste permanent pour l'eau douce, les légumes et la viande. Des fermes concédées à des employés de la Compagnie suivirent en 1657, et en 1658 arriva le premier grand convoi d'esclaves, 402 personnes venues des actuels Bénin et Angola pour les cultiver. En 1754, la colonie comptait 5 510 Européens et 6 729 esclaves.

Quelle taille de ville ?

HabitantsGrain venu deEn charretteVillagesLettrésPar bateau pour tenir en un jour
3 0006 km à la ronde0,5 jour (à l'aise)10012–
10 00011 km à la ronde0,5 jour (à l'aise)33040–
40 00023 km à la ronde1 jour (à l'aise)1 300160–
150 00044 km à la ronde2 jours (tendue)5 00060070 %
1 000 000110 km à la ronde5 jours (intenable par la terre)33 0004 000plus que des navires ne peuvent apporter

Y vivre

Ses bois donnent assez à brûler : environ 8 800 tonnes de bois par an pour ses foyers et ses ateliers. Chiffre provisoire.

À son marché, elle vend : céréales, vigne et vin, olives et huile, simples et maïs ; elle achète : fer. Environ 34 bourgs tiennent marché dans sa campagne.

Environ 30 % de ce que mangent ses habitants ne vient pas des champs. Dans cette part : troupeaux 25 %, poisson 50 %, jardins 25 %. Cela fait quelque 1 700 unités de bétail sur 25 km² de pâture, et environ 730 pêcheurs sur 180 barques. Estimation Hearth.

Ce qui rend la vie dure

  • Les rivières charrient les collines jusque dans le port. Quand on laboure les terres d'amont, la vase comble le bassin jusqu'à le rendre inutile, et le commerce s'en va ailleurs.
  • Un port sur les grandes routes de la mer est une proie pour toutes les flottes. Une ville qui perd une guerre ici peut tout perdre : ses murs, ses navires et ses habitants.
  • Les navires de passage ont besoin d'eau et de viande fraîche. Qui tient les sources et les troupeaux fixe les prix.
  • Les domaines réclament beaucoup de bras. Le traité d'agriculture de Carthage tenait les esclaves pour acquis, et les premières fermes du Cap furent cultivées par des esclaves amenés des actuels Bénin et Angola.

Les années dures

Environ une année sur 8, la récolte tombe sous les quatre cinquièmes d'une année normale : il manque alors à la ville quelque 600 des 2 100 tonnes de grain que lui donne sa terre, et l'eau lui permet de faire venir ce qui manque. Une peste qui tuerait 39 % de la ville, comme la peste noire dans les villes d'Europe, laisserait environ 980 km² de ses champs en friche.

Ce qu'elle peut produire

Céréales (avec un coût), Vigne et vin, Olives et huile, Lin (avec un coût), Plantes tinctoriales (avec un coût), Vergers (avec un coût), Simples, Maïs, Laine, Chevaux (avec un coût), Bœufs et cuir (avec un coût), Fromages, Porcs et salaisons, Chèvres, Miel et cire, Bois d'œuvre, Charbon de bois, Poisson, Poisson salé (avec un coût), Perles, Chantiers navals

Ce dont elle vit

Blé, Orge et dragée, Légumineuses

Sous le sol

Ce qu'une ville extrait dépend de la roche qui la porte : Granite, Roche volcanique, Roches ultrabasiques (péridotite, serpentine), Schistes et gneiss, Marbre, Calcaire et craie, Grès, schistes argileux et argiles, Couches de sel, Graviers et sables des rivières

Ce qu'on y trouve

À récolter (Rerum) : Feuille d'Agave, Poignée d'Amandes, Graine d'Amarante, Graisse d'Ours Noir, Peau d'Ours Noir, Viande d'Ours Noir, Bloc de Cire d'Abeille, Aile de Coléoptère

Pour l'entendre

Garrigue dans Biomes : plantes, animaux, dangers et sons

Le même climat

Une ville en garrigue, Une ville en garrigue, sur un fleuve

Par taille de ville

1 000, 3 000, 10 000, 30 000, 100 000, 300 000, 1 000 000

Sources

Ouvrir le bâtisseur de cités — MGS Toolbox