Une ville en forêt tempérée, sur la côte

Avec ce qui y pousse (blé, seigle et méteil, orge et dragée, avoine, légumineuses), cette terre peut nourrir une ville d'environ 22 000 habitants depuis des champs à moins d'une journée de charrette de ses murs, à peu près la taille de Toulouse vers 1300.

Bâtir une ville en forêt tempérée, sur la côte

Une ville de 10 000 habitants ici

Son grain vient de 17 km à la ronde, 1 jour de charrette (à l'aise). Environ 550 villages et 79 000 campagnards le cultivent, et la ville compte environ 40 lettrés. Si elle grandit jusqu'à 40 000 habitants, son grain vient de 34 km à la ronde, 1,5 jour de charrette (tendue). Si elle grandit jusqu'à 150 000 habitants, son grain vient de 65 km à la ronde, 3 jours de charrette (fragile). Une ville de 1 000 000 habitants ne peut pas vivre de cette seule terre. Son agriculture est calculée sur Angleterre, v. 1300.

Dans l'histoire

Bruges était une ville de l'intérieur jusqu'à ce qu'une tempête, en 1134, perce la côte flamande et ouvre un chenal de marée, le Zwin, long d'une quinzaine de kilomètres. Ses marchands en firent l'un des grands ports de l'Europe médiévale. La laine anglaise, le grain normand et le vin de Gascogne y arrivaient ; la Hanse y tenait un comptoir, et la première flotte marchande génoise y parut en 1277. Pour recevoir les coques plus grandes, on repoussa le port le long du chenal, au-delà de Damme, jusqu'à L'Écluse. Vers 1350, Bruges comptait au moins 46 000 habitants. Mais le Zwin s'envasa dès la fin du XIIIe siècle et devint inutilisable vers 1500.

À l'autre bout du monde, Hakata, à Kyushu, faisait face au détroit de Corée et vivait du commerce avec la Chine et la Corée ; elle abritait le premier quartier chinois du Japon. En novembre 1274, une flotte des Yuan et de Corée débarqua dans la baie de Hakata, incendia la ville puis regagna ses navires. Craignant une seconde attaque, le shogunat fit bâtir en 1276 un mur de pierre d'environ deux mètres de haut le long de la baie, et planter des pieux dans l'embouchure et sur les plages exposées. En 1281, les envahisseurs ne purent franchir le mur, et un typhon détruisit leur flotte au mouillage.

Quelle taille de ville ?

HabitantsGrain venu deEn charretteVillagesLettrésPar bateau pour tenir en un jour
3 0009 km à la ronde0,5 jour (à l'aise)17012–
10 00017 km à la ronde1 jour (à l'aise)55040–
40 00034 km à la ronde1,5 jour (tendue)2 20016045 %
150 00065 km à la ronde3 jours (fragile)8 30060090 %
1 000 000170 km à la ronde7 jours (intenable par la terre)55 0004 000plus que des navires ne peuvent apporter

Y vivre

Ses bois donnent assez à brûler : environ 18 000 tonnes de bois par an pour ses foyers et ses ateliers. Chiffre provisoire.

À son marché, elle vend : céréales, lin, plantes tinctoriales, vergers et simples ; elle achète : fer. Environ 30 bourgs tiennent marché dans sa campagne.

Environ 27 % de ce que mangent ses habitants ne vient pas des champs. Dans cette part : troupeaux 40 %, poisson 50 %, jardins 10 %. Cela fait quelque 2 400 unités de bétail sur 36 km² de pâture, et environ 650 pêcheurs sur 160 barques. Estimation Hearth.

Ce qui rend la vie dure

  • Les ports s'envasent. Le chenal qui a fait la richesse de la ville peut se combler en quelques générations et laisser ses quais loin de la mer.
  • Les navires grandissent. Le port doit déplacer son débarcadère vers la mer ou se doter d'un avant-port, et les vieux quais perdent leur trafic.
  • Une seule tempête peut redessiner la côte : ouvrir un chenal nouveau, ou briser toute une flotte au mouillage dans la baie.
  • La mer amène les pillards aussi bien que les marchands. Une ville portuaire peut brûler en un jour ; la parade, c'est un mur le long de la plage et des pieux dans l'embouchure.
  • Les marchands étrangers apportent l'argent et peuvent le remporter : quand le port décline, ils partent chez le rival.

Les années dures

Environ une année sur 8, la récolte tombe sous les quatre cinquièmes d'une année normale : il manque alors à la ville quelque 720 des 2 500 tonnes de grain que lui donne sa terre, et l'eau lui permet de faire venir ce qui manque. Une peste qui tuerait 39 % de la ville, comme la peste noire dans les villes d'Europe, laisserait environ 880 km² de ses champs en friche.

Ce qu'elle peut produire

Céréales, Lin, Plantes tinctoriales, Vergers, Simples, Pomme de terre, Maïs, Laine, Chevaux (avec un coût), Bœufs et cuir, Fromages, Porcs et salaisons, Chèvres, Miel et cire, Fourrures, Bois d'œuvre, Charbon de bois, Poisson, Poisson salé (avec un coût), Huile de baleine, Chantiers navals

Ce dont elle vit

Blé, Seigle et méteil, Orge et dragée, Avoine, Légumineuses

Sous le sol

Ce qu'une ville extrait dépend de la roche qui la porte : Granite, Roche volcanique, Roches ultrabasiques (péridotite, serpentine), Schistes et gneiss, Marbre, Calcaire et craie, Grès, schistes argileux et argiles, Couches de sel, Graviers et sables des rivières

Ce qu'on y trouve

À récolter (Rerum) : Branche d'Aconit, Charbon Activé, Écorce d'Aulne, Bois d'Aulne, Poignée d'Amandes, Viande de Bison d'Amérique, Graisse d'Ours Noir, Peau d'Ours Noir

Pour l'entendre

Forêt tempérée dans Biomes : plantes, animaux, dangers et sons

Le même climat

Une ville en forêt tempérée, Une ville en forêt tempérée, sur un fleuve

Par taille de ville

1 000, 3 000, 10 000, 30 000, 100 000, 300 000, 1 000 000

Sources

  • Wikipedia contributors, Bruges, Wikipedia, accessed 2026. en.wikipedia.org
  • Wikipedia contributors, Zwin, Wikipedia, accessed 2026. en.wikipedia.org
  • Wikipedia contributors, Mongol invasions of Japan, Wikipedia, accessed 2026. en.wikipedia.org
  • Wikipedia contributors, Hakata-ku, Fukuoka, Wikipedia, accessed 2026. en.wikipedia.org

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