Une ville en taïga, sur un fleuve

Avec ce qui y pousse (orge et dragée, seigle et méteil), cette terre peut nourrir une ville d'environ 3 400 habitants depuis des champs à moins d'une journée de charrette de ses murs.

Bâtir une ville en taïga, sur un fleuve

Une ville de 10 000 habitants ici

Son grain vient de 43 km à la ronde, 2 jours de charrette (tendue). Environ 1 400 villages et 79 000 campagnards le cultivent, et la ville compte environ 40 lettrés. Sur l'eau, des navires peuvent apporter une part du grain : pour une ville de 40 000 habitants, en faire venir 95 % garde le charroi sous une journée.

Dans l'histoire

Novgorod se dresse sur le Volkhov, six kilomètres en aval du lac Ilmen. De 1136 à 1478, ce fut une république marchande qui tenait une grande partie du Nord russe. Ses forêts fournissaient fourrures et cire d'abeille, qui attirèrent la Hanse : les marchands allemands y tenaient leur comptoir le plus oriental, le Peterhof, et ils étaient environ 200 à y vivre dans les années 1430, soit 1 % de la population. Zibeline, hermine et renard partaient vers l'ouest avec des masses de peaux d'écureuil. Mais la ville ne pouvait se nourrir seule : au XVe siècle, elle dépendait du grain des terres russes du sud-ouest, et en 1478 Ivan III de Moscou s'en empara.

Bien plus à l'est, des Cosaques menés par Piotr Beketov élevèrent en 1632 un fort sur la Léna, avec une garnison de 30 hommes. Il résista à un siège iakoute en 1634 et fut transféré en 1642 et 1643 sur le site de l'actuelle Iakoutsk. Les Iakoutes de la moyenne Léna élevaient chevaux et bovins robustes, et payaient au tsar le tribut en fourrures, le iassak, compté selon le bétail de chaque foyer, en zibelines, renards, castors et martres. En retour venaient des présents : tabac, pierres à feu, couteaux et haches. La ville repose sur un sol gelé en permanence.

Quelle taille de ville ?

HabitantsGrain venu deEn charretteVillagesLettrésPar bateau pour tenir en un jour
3 00023 km à la ronde1 jour (à l'aise)42012–
10 00043 km à la ronde2 jours (tendue)1 4004070 %
40 00086 km à la ronde3,5 jours (intenable par la terre)5 50016095 %
150 000170 km à la ronde7 jours (intenable par la terre)21 000600plus que des navires ne peuvent apporter
1 000 000430 km à la ronde17,5 jours (intenable par la terre)140 0004 000plus que des navires ne peuvent apporter

Y vivre

Ses bois donnent assez à brûler : environ 18 000 tonnes de bois par an pour ses foyers et ses ateliers. Chiffre provisoire.

À son marché, elle vend : céréales, lin, simples, pomme de terre et laine ; elle achète : fer et sel. Environ 250 bourgs tiennent marché dans sa campagne.

Environ 45 % de ce que mangent ses habitants ne vient pas des champs. Dans cette part : troupeaux 33 %, poisson 35 %, jardins 33 %. Cela fait quelque 3 200 unités de bétail sur 49 km² de pâture, et environ 770 pêcheurs sur 190 barques. Estimation Hearth.

Ce qui rend la vie dure

  • Le fleuve gèle. Les bateaux ne circulent qu'en été, et toutes les marchandises de l'année doivent passer en quelques mois.
  • Une ville riche en fourrures peut manquer de pain. Si son grain vient d'un voisin, ce voisin la tient à la gorge.
  • Un fort de quelques dizaines de soldats qui lève tribut sur un peuple plus nombreux peut subir un siège dès ses premières années.
  • Les villes de bois brûlent, et un seul incendie peut emporter les archives, rôles d'impôts compris.

Les années dures

Environ une année sur 8, la récolte tombe sous les quatre cinquièmes d'une année normale : il manque alors à la ville quelque 480 des 1 600 tonnes de grain que lui donne sa terre, et l'eau lui permet de faire venir ce qui manque. Une peste qui tuerait 39 % de la ville, comme la peste noire dans les villes d'Europe, laisserait environ 7 100 km² de ses champs en friche.

Ce qu'elle peut produire

Céréales (avec un coût), Lin, Vergers (avec un coût), Simples, Pomme de terre, Laine, Chevaux (avec un coût), Bœufs et cuir, Fromages, Porcs et salaisons, Chèvres, Miel et cire (avec un coût), Fourrures, Bois d'œuvre, Charbon de bois, Poix et goudron, Poisson, Chantiers navals

Ce dont elle vit

Orge et dragée, Seigle et méteil

Sous le sol

Ce qu'une ville extrait dépend de la roche qui la porte : Granite, Roche volcanique, Roches ultrabasiques (péridotite, serpentine), Schistes et gneiss, Marbre, Calcaire et craie, Grès, schistes argileux et argiles, Couches de sel, Graviers et sables des rivières

Ce qu'on y trouve

À récolter (Rerum) : Charbon Activé, Viande de Bison d'Amérique, Graisse d'Ours Noir, Peau d'Ours Noir, Viande d'Ours Noir, Aile de Coléoptère, Myrtille, Bois de Genévrier

Pour l'entendre

Taïga dans Biomes : plantes, animaux, dangers et sons

Le même climat

Une ville en taïga, Une ville en taïga, sur la côte

Par taille de ville

1 000, 3 000, 10 000, 30 000, 100 000, 300 000, 1 000 000

Sources

Ouvrir le bâtisseur de cités — MGS Toolbox