Une ville en prairie, sur un fleuve

Avec ce qui y pousse (blé, orge et dragée, millet), cette terre peut nourrir une ville d'environ 28 000 habitants depuis des champs à moins d'une journée de charrette de ses murs, à peu près la taille de Toulouse vers 1300.

Bâtir une ville en prairie, sur un fleuve

Une ville de 10 000 habitants ici

Son grain vient de 15 km à la ronde, 1 jour de charrette (à l'aise). Environ 690 villages et 79 000 campagnards le cultivent, et la ville compte environ 40 lettrés. Si elle grandit jusqu'à 40 000 habitants, son grain vient de 30 km à la ronde, 1,5 jour de charrette (tendue). Si elle grandit jusqu'à 150 000 habitants, son grain vient de 58 km à la ronde, 2,5 jours de charrette (fragile). Une ville de 1 000 000 habitants ne peut pas vivre de cette seule terre.

Dans l'histoire

Sur le haut Missouri, les Mandanes bâtissaient des bourgs permanents de huttes de terre rondes, larges d'environ 12 m, où vivaient chacune 30 ou 40 personnes. Ils choisissaient les hautes falaises ou le confluent de deux rivières, pour que l'eau tienne lieu de douve ; là où la nature n'offrait pas d'obstacle, ils creusaient des fossés et dressaient des palissades. Les femmes construisaient et possédaient les huttes et les jardins, semaient maïs, haricots, courges et tournesols sur les berges, là où la crue laissait la terre la plus riche, et gardaient la récolte dans des fosses : dès le XVe siècle, le bourg de Huff pouvait stocker soixante-dix mille boisseaux de maïs. À l'hiver 1804, William Clark nota l'arrivée de milliers d'Assiniboines, accompagnés de Cris et de Cheyennes, venus commercer.

Sur la basse Volga, les khans de la Horde d'or firent d'un campement de steppe une capitale. Vers 1254, Guillaume de Rubrouck vit Batu bâtir « Saraï, la ville nouvelle ». Vers 1332, Ibn Battûta mit du petit matin jusqu'après midi pour la traverser à cheval. Le récit d'un voyageur conservé par al-Umari décrit une ville sur un sol salé, sans murailles, avec un bassin alimenté par le fleuve. Sa richesse attirait les ennemis : Tamerlan la pilla et l'incendia pendant l'hiver 1395-1396, et des pirates fluviaux venus de Viatka la mirent à sac en 1471.

Quelle taille de ville ?

HabitantsGrain venu deEn charretteVillagesLettrésPar bateau pour tenir en un jour
3 0008 km à la ronde0,5 jour (à l'aise)21012–
10 00015 km à la ronde1 jour (à l'aise)69040–
40 00030 km à la ronde1,5 jour (tendue)2 80016035 %
150 00058 km à la ronde2,5 jours (fragile)10 00060085 %
1 000 000150 km à la ronde6 jours (intenable par la terre)69 0004 000plus que des navires ne peuvent apporter

Y vivre

Ici, pas de bois à céder. La ville a besoin d'environ 18 000 tonnes de bois par an pour ses foyers et ses ateliers : elle brûle de la paille (environ 6 500 tonnes par an), de la bouse et des broussailles, et achète le reste. Chiffre provisoire.

À son marché, elle vend : céréales, simples, maïs, laine et chevaux ; elle achète : bois d'œuvre, fer et sel. Environ 30 bourgs tiennent marché dans sa campagne.

Environ 45 % de ce que mangent ses habitants ne vient pas des champs. Dans cette part : troupeaux 59 %, poisson 35 %, jardins 6 %. Cela fait quelque 5 800 unités de bétail sur 87 km² de pâture, et environ 770 pêcheurs sur 190 barques. Estimation Hearth.

Ce qui rend la vie dure

  • Les meilleurs champs sont là où la crue dépose son limon, parfois à des lieues des murs. Chaque semaille, chaque récolte oblige à envoyer du monde là où l'on peut le surprendre.
  • Une ville fluviale prospère attire les pillards. Les bourgs mandanes se tenaient sur les falaises et aux confluents, et là où le terrain ne les protégeait pas, on creusait des fossés et l'on dressait des palissades ; plus d'un fut pourtant incendié.
  • Le fleuve apporte la maladie avec le commerce. En 1837, un vapeur d'une compagnie de fourrures remonta la variole sur le Missouri, et près de neuf Mandanes sur dix en moururent.
  • Une capitale riche est une proie pour tous les prétendants. Quand les khans se disputaient le trône, un seul chef de guerre prit Saraï quatre ou cinq fois en quatorze ans environ, et la perdit chaque fois.
  • Le danger descend le fleuve autant qu'il traverse la steppe : en 1471, des pirates venus en barques de loin en amont pillèrent la capitale elle-même.

Les années dures

Environ une année sur 8, la récolte tombe sous les quatre cinquièmes d'une année normale : il manque alors à la ville quelque 440 des 1 500 tonnes de grain que lui donne sa terre, et l'eau lui permet de faire venir ce qui manque. Une peste qui tuerait 39 % de la ville, comme la peste noire dans les villes d'Europe, laisserait environ 870 km² de ses champs en friche.

Ce qu'elle peut produire

Céréales (avec un coût), Lin (avec un coût), Plantes tinctoriales (avec un coût), Vergers (avec un coût), Simples, Maïs, Laine, Chevaux, Bœufs et cuir (avec un coût), Fromages, Porcs et salaisons (avec un coût), Chèvres, Miel et cire, Poisson, Chantiers navals (avec un coût)

Ce que sa terre ne donne pas, une ville d'ici doit l'acheter : bois d'œuvre.

Ce dont elle vit

Blé, Orge et dragée, Millet

Sous le sol

Ce qu'une ville extrait dépend de la roche qui la porte : Granite, Roche volcanique, Roches ultrabasiques (péridotite, serpentine), Schistes et gneiss, Marbre, Calcaire et craie, Grès, schistes argileux et argiles, Couches de sel, Graviers et sables des rivières

Ce qu'on y trouve

À récolter (Rerum) : Graine d'Amarante, Viande de Bison d'Amérique, Viande de Chameau de Bactriane, Lait de Chameau de Bactriane, Laine de Chameau de Bactriane, Bloc de Cire d'Abeille, Aile de Coléoptère, Feuilles d'Armoise Tridentée

Pour l'entendre

Prairie dans Biomes : plantes, animaux, dangers et sons

Le même climat

Une ville en prairie, Une ville en prairie, sur la côte

Par taille de ville

1 000, 3 000, 10 000, 30 000, 100 000, 300 000, 1 000 000

Sources

Ouvrir le bâtisseur de cités — MGS Toolbox