Une ville en terres stériles

Avec ce qui y pousse (orge et dragée), cette terre peut nourrir une ville d'environ 310 habitants depuis des champs à moins d'une journée de charrette de ses murs.

Bâtir une ville en terres stériles

Une ville de 10 000 habitants ici

Son grain vient de 140 km à la ronde, 6 jours de charrette (intenable par la terre). Environ 1 400 villages et 79 000 campagnards le cultivent, et la ville compte environ 40 lettrés. Une ville de 3 000 habitants ne peut pas vivre de cette seule terre.

Dans l'histoire

Potosí a poussé vers 4 000 m au pied du Cerro Rico, dont un prospecteur indigène, Diego Huallpa, aurait selon la tradition découvert l'argent en 1545. Selon une estimation, la montagne a fourni 60 % de l'argent du monde dans la seconde moitié du XVIe siècle, et la ville aurait dépassé 200 000 habitants. Elle vivait de ce que lui envoyait la moitié d'un continent : le mercure de Huancavelica, le poisson séché de l'Atacama, le suif, la viande séchée, les chevaux et les bois précieux de Tucumán, le sucre et les confitures de Cuzco et d'Arequipa, le vin et les olives de Tarija et de Moquegua. Le travail était forcé. Par la mita, 13 000 hommes indigènes par an, environ un adulte sur sept d'une immense région, étaient envoyés aux mines.

Vers 1050, Bernard de Menthon, archidiacre d'Aoste, fonde un hospice à 2 469 m au col du Grand-Saint-Bernard pour en finir avec les brigands qui dépouillaient les voyageurs. Un hospice plus ancien, plus bas à Bourg-Saint-Pierre, avait été détruit par des pillards sarrasins, sans doute en 940. Une communauté de chanoines tient la maison depuis sa fondation. À la fin du XVIIe siècle, elle commence à garder de grands chiens, d'abord pour la garde, puis pour retrouver les voyageurs perdus dans le brouillard et la neige.

Quelle taille de ville ?

HabitantsGrain venu deEn charretteVillagesLettrés
3 00077 km à la ronde3,5 jours (intenable par la terre)42012
10 000140 km à la ronde6 jours (intenable par la terre)1 40040
40 000280 km à la ronde11,5 jours (intenable par la terre)5 500160
150 000550 km à la ronde22 jours (intenable par la terre)21 000600
1 000 0001 400 km à la ronde56,5 jours (intenable par la terre)140 0004 000

Y vivre

Ici, pas de bois à céder. La ville a besoin d'environ 18 000 tonnes de bois par an pour ses foyers et ses ateliers : elle brûle de la paille (environ 11 000 tonnes par an), de la bouse et des broussailles, et achète le reste. Chiffre provisoire.

À son marché, elle vend : céréales, simples, maïs, laine et fromages ; elle achète : bois d'œuvre, fer et sel. Environ 830 bourgs tiennent marché dans sa campagne.

Environ 40 % de ce que mangent ses habitants ne vient pas des champs. Dans cette part : troupeaux 90 %, jardins 10 %. Cela fait quelque 8 000 unités de bétail sur 120 km² de pâture. Estimation Hearth.

Ce qui rend la vie dure

  • Tout arrive par caravane : vivres, bois et jusqu'au suif des lampes viennent de vallées et de plaines lointaines, et la ville ne mange que tant que les routes restent ouvertes.
  • Le travail tue : à Potosí, les hommes montaient des charges de 45 à 135 kg par des échelles branlantes, éclairés par une bougie attachée au front, et le passage des galeries chaudes à l'air glacé donnait la pneumonie.
  • L'argent s'affine au mercure, et le mercure empoisonne ceux qui le manient.
  • Les brigands hantent les cols : l'hospice du Grand-Saint-Bernard a été fondé pour faire cesser le détroussage des voyageurs.
  • Les avalanches : selon un récit de 1823, l'une d'elles a enseveli les plus vieux chiens de l'hospice avec quelques voyageurs, et seuls trois ou quatre chiots restés à la maison ont survécu.

Les années dures

Environ une année sur 8, la récolte tombe sous les quatre cinquièmes d'une année normale : il manque alors à la ville quelque 560 des 1 900 tonnes de grain que lui donne sa terre, sans eau pour faire venir ce qui manque. Une peste qui tuerait 39 % de la ville, comme la peste noire dans les villes d'Europe, laisserait environ 24 000 km² de ses champs en friche.

Ce qu'elle peut produire

Céréales (avec un coût), Lin (avec un coût), Plantes tinctoriales (avec un coût), Vergers (avec un coût), Simples, Maïs, Laine, Chevaux (avec un coût), Bœufs et cuir (avec un coût), Fromages, Porcs et salaisons (avec un coût), Chèvres, Miel et cire

Ce que sa terre ne donne pas, une ville d'ici doit l'acheter : bois d'œuvre.

Ce dont elle vit

Orge et dragée

Sous le sol

Ce qu'une ville extrait dépend de la roche qui la porte : Granite, Roche volcanique, Roches ultrabasiques (péridotite, serpentine), Schistes et gneiss, Marbre, Calcaire et craie, Grès, schistes argileux et argiles, Couches de sel, Graviers et sables des rivières

Ce qu'on y trouve

À récolter (Rerum) : Fourrure de Lièvre Arctique, Viande de Lièvre Arctique, Aile de Coléoptère, Viande de Chamois, Lichen d'Islande, Racine de Silène Acaule, Feuilles d'Oxyrie, Mycélium

Pour l'entendre

Terres stériles dans Biomes : plantes, animaux, dangers et sons

Le même climat

Une ville en terres stériles, sur un fleuve, Une ville en terres stériles, sur la côte

Par taille de ville

1 000, 3 000, 10 000, 30 000, 100 000, 300 000, 1 000 000

Sources

Ouvrir le bâtisseur de cités — MGS Toolbox